Le monde vivant est variable à l’infini dans le temps et dans l’espace, à toutes les échelles, des individus aux écosystèmes en passant par les populations et les assemblages d’espèces. L’interrogation sur cette variabilité, en soi et pour les humains, est le cœur du concept de biodiversité. Une variabilité pilotée par des processus purement biologiques et par des interactions avec le milieu physique.
Acquis de l’épisode :
Tous les organismes s’influencent les uns les autres : quand l’un change, les autres changent et influencent différemment le premier… qui change à nouveau, et ainsi de suite. Ces influences réciproques insèrent les organismes dans un système écologique qui change au cours du temps et qui propage les perturbations, transformant parfois la nature même du système.
Acquis de l’épisode :
Sur le temps long, en réponse aux changements des contraintes et des ressources de l’environnement, les divers mécanismes de différenciation des organismes conduisent à la spéciation, c’est-à-dire à l’apparition d’organismes nouveaux plus adaptés aux nouvelles conditions. Les vitesses relatives de spéciation et d’extinction déterminent, à la hausse ou à la baisse, le nombre d’espèces peuplant la Terre.
Acquis de l’épisode :
L’adaptation des organismes, c’est-à-dire leur capacité à produire des descendants viables et interféconds, repose sur l’acquisition de caractéristiques biologiques qui rendent l’organisme compatible avec les conditions physiques et biologiques qui règnent dans son environnement. L’ensemble de ces caractéristiques le positionnent dans cet environnement par rapport à tous les autres organismes. Quand il arrive que deux organismes soient positionnés de la même manière dans l’environnement, ils entrent potentiellement en compétition.
Acquis de l’épisode :
Les caractéristiques d’un organisme et sa niche écologique expriment non seulement son adaptation aux facteurs physiques, mais aussi, et souvent surtout, aux autres organismes. Un organisme donné est en interaction gagnant-gagnant, gagnant-perdant ou perdant-perdant avec les autres organismes. Chaque organisme change en fonction de l’évolution des autres : il existe une co-évolution plus ou moins forte entre tous les organismes.
Acquis de l’épisode :
L’estimation du nombre d’espèces eucaryotes peuplant la Terre dans son ensemble tourne autour de dix millions, auquel il faut rajouter des milliards de types de microorganismes. Ces espèces sont réparties de façon hétérogène à la surface de la planète, mais leur distribution est clairement structurée par des gradients environnementaux. Certaines zones concentrent une proportion élevée de la biodiversité mondiale.
Acquis de l’épisode :
La biodiversité locale dépend de la biodiversité régionale et, notamment, des capacités de dispersion des espèces, de la surface des habitats, de la connectivité des habitats ainsi que des contraintes et des ressources locales. Certaines espèces sont particulièrement aptes à coloniser les milieux.
Acquis de l’épisode :
Selon un positionnement anthropocentrique ou biocentrique, on peut distinguer la valeur intrinsèque de la biodiversité, qui est reconnue dans des textes de nature législative, de la valeur instrumentale de la biodiversité qui débouche, entre autres, sur le concept de biodiversité. La biodiversité peut être approchée de manière quantitative à travers des indices de biodiversité.
Acquis de l’épisode :
Il est aujourd’hui acquis que la biodiversité impacte les conditions de vie des humains et des non-humains, notamment en matière de productivité et de résilience, aussi bien en milieu terrestre qu’en milieu aquatique.
Acquis de l’épisode :
La biodiversité et les écosystèmes rendent des services qui peuvent être mobilisés en complément ou en substitution de techniques afin de restaurer des milieux dégradés ou d’améliorer la qualité de ressources ; ils présentent de ce fait une valeur économique. Ces solutions basées sur la nature sont mobilisées dans le cadre de démarche d’ingénierie écologique et sont considérées comme des options de géo-ingénierie.
Acquis de l’épisode :
Tous les indicateurs globaux sont au rouge : des espèces disparaissent à un rythme très élevé et les abondances de la plupart des organismes, vertébrés et invertébrés, s’effondrent. Les milieux naturels voient leur surface diminuer de plus en plus. En France les tendances sont comparables même si, localement, le rétablissement de la biodiversité est observé dès lors que les pressions qui s’exercent sur elle sont réduites.
Acquis de l’épisode
Les causes de la sixième crise d’extinction sont identifiées et hiérarchisées par l’IPBES, la plateforme internationale pour la biodiversité équivalente à l’IPCC ou GIEC pour le climat : usage des sols, modification des milieux et surexploitation, changement climatique, pollution, espèces envahissantes.
Acquis de l’épisode :
Dans toutes les régions du globe, la proportion d’espèces menacées d’extinction est très élevée, ce qui appelle partout des politiques de conservation des espèces et des espaces. Un point clé est la taille des populations, les populations locales aux effectifs faibles présentant des risques élevés d’extinction à court terme et prédictibles. Les actions de conservation peuvent être menées in situ ou ex situ. In situ, elles passent par la restauration des écosystèmes dégradés qui repose à la fois sur des stratégies techniques et biologiques.
Acquis de l’épisode :
Le réchauffement climatique est en grande partie lié à l’augmentation de la concentration du dioxyde de carbone dans l’atmosphère ; celui-ci tend aussi à stimuler directement la croissance de beaucoup d’espèces végétales. Les changements de températures et de précipitations impactent très sensiblement la production végétale et, secondairement, la teneur en carbone organique des sols, c’est-à-dire la fonction de séquestration du dioxyde de carbone.
Acquis de l’épisode :
Le changement climatique modifie la dynamique des organismes vivants de multiples façons, et notamment sur leur distribution géographique à la suite de la remontée vers les hautes latitudes, et vers les altitudes élevées des zones climatiques. D’autres caractéristiques des organismes sont modifiées par le climat et sont susceptibles de rétroagir positivement ou négativement sur le climat.
Acquis de l’épisode :
La biodiversité dans les paysages agricoles est impactée négativement par les pratiques intenses de production, par l’homogénéisation des paysages, par l’emploi des pesticides et l’excès de fertilisation. L’agroécologie représente une alternative crédible à l’agriculture intensive conventionnelle : le mélange des variétés, le mélange des espèces cultivées et l’agroforesterie sont des approches productives avérées. Des scénarios existent et démontrent la faisabilité de l’agroécologie.
Acquis de l’épisode :
Presque toutes les forêts détiennent une part importante, si ce n’est la majorité, de la biodiversité régionale. La biodiversité forestière dépend de celle des arbres, de l’âge de la forêt, du mode d’exploitation. Les forêts représentent un puits de carbone de plus en plus mobilisé dans le cadre de l’atténuation du changement climatique, malgré une baisse progressive d’efficacité.
Acquis de l’épisode :
A priori hostiles à la biodiversité, les territoires urbains peuvent néanmoins accueillir une biodiversité élevée, parfois supérieure à celle des territoires ruraux. Les conditions pour maximiser la biodiversité urbaine sont connues ; elles améliorent également l’ambiance climatique en réduisant l’impact des évènements extrêmes et favorisent un sentiment de bien-être.
Acquis de l’épisode :
La santé humaine est liée à celle des plantes, des animaux et des écosystèmes. La biodiversité délivre de nombreux services écosystémiques. Sa dynamique est liée à celle de l’émergence de maladies d’origine animale (zoonoses).
Acquis de l’épisode :
La biodiversité est l’une des dimensions de la dégradation de la viabilité de la Terre. Les trajectoires de développement socio-économique conduisant à cette perte de viabilité ont été identifiées depuis des décennies. De nouvelles visions du développement ont été proposées sans être traduites en actes. Des transformations socio-économiques drastiques sont désormais inévitables.
Acquis de l’épisode :
L’érosion accélérée de la biodiversité émerge aujourd’hui en tant qu’enjeu planétaire aux conséquences économiques et sociales multiples, au même titre que le réchauffement planétaire. Pourtant, la biodiversité demeure pour beaucoup un objet difficile à appréhender autrement qu’en termes affectifs et sensibles, loin du concret de la vie quotidienne et de la vie politique.
L’ambition de ce cours est de répondre à cette question fondamentale : pourquoi la biodiversité compte, pourquoi représente-t-elle un enjeu
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