Dans ce premier chapitre, nous interrogeons une idée devenue presque évidente dans les milieux économiques et financiers : la performance durable serait, au fond, la capacité à créer de la valeur financière… sur le long terme. Or, cette vision dominante de la durabilité n’est ni neutre, ni forcément soutenable, que ce soit pour les écosystèmes ou pour les entreprises. À travers 2 cas emblématiques – les baleines et les palmiers à huile en Malaisie –, nous examinons ce que cette logique fait au monde lorsqu’on l’applique concrètement. Ce chapitre nous invite ainsi à ouvrir l’enquête : que voulons-nous vraiment dire lorsque nous parlons de performance durable ?
Acquis :
Dans ce chapitre, nous explorons une notion-clé de la durabilité dans les organisations : le capital immatériel. Nous découvrons que derrière des expressions répandues comme “capital humain” ou “capital naturel” se cache une vision très particulière de la productivité et de la valeur financière. L’épisode poursuit un double objectif : clarifier ce que les économistes entendent par capital et par immatériel (en montrant comment ces notions s’articulent à la productivité et à la valeur financière) ; et comparer cette approche à l’exigence de durabilité écologique et sociale. Le but : montrer en quoi le fait de se focaliser sur le capital immatériel reconduit une vision étroite de la performance durable, centrée sur la productivité, et invisibilise la matérialité du monde et ses limites.
Acquis :
Dans ce chapitre, nous revenons aux fondements de la notion de performance durable pour comprendre ce qu’elle signifie réellement. Nous explorons comment la performance s’analyse comme un processus articulant objectifs, moyens et résultats, et pourquoi cette clarification est indispensable pour penser la durabilité. Nous parcourons l’histoire de la performance durable à travers deux grandes approches – performance sociétale et performance globale – tout en questionnant la promesse trop simple du “win-win”. Enfin, nous découvrons qu’aucune performance durable ne peut exister sans s’appuyer sur un langage central : la comptabilité.
Acquis :
Dans ce chapitre, nous découvrons comment la performance durable peut réellement s’inscrire au cœur du fonctionnement des organisations. Nous voyons pourquoi les seuls indicateurs (comme le bilan carbone) restent insuffisants s’ils ne sont pas reliés aux pratiques, aux décisions et aux objectifs de durabilité. Nous explorons plus en détails le rôle central de la comptabilité et montrons qu’une performance durable authentique exige une comptabilité capable d’intégrer pleinement les enjeux environnementaux et sociaux.
Acquis :
Ce chapitre ouvre une séquence consacrée à l’intégration du climat dans la réflexion sur la performance durable. Nous partons d’un outil déjà largement répandu – le bilan carbone – pour montrer ses limites dès lors qu’il s’agit d’analyser la performance durable. À partir de là, nous distinguons plusieurs façons de représenter le lien entre activités économiques, émissions de gaz à effet de serre et climat. Nous observons que ces différences de représentation conduisent à deux notions clés de performance environnementale : l’écoefficience et l’éco-efficacité. Enfin, nous mettons en garde contre les dérives d’une approche centrée exclusivement sur l’écoefficience, en la reliant à la notion de durabilité faible et à l’incapacité à appréhender l’impact réel sur le climat.
Acquis :
Ce chapitre poursuit l’exploration amorcée dans l’épisode précédent sur l’intégration du climat dans la performance durable. Il s’agit désormais d’intégrer le système climatique lui-même dans la comptabilité et d’examiner les informations nécessaires pour le représenter. Nous abordons ici trois questions majeures : comment les comptabilités carbone existantes diffèrent dans leur finalité et leur structure ; pourquoi ces représentations ne suffisent pas à intégrer réellement le climat dans la comptabilité ; et comment la notion de budget carbone permet de connecter les émissions d’une organisation au respect de l’Accord de Paris.
Acquis :
Ce chapitre explore la manière d’intégrer le milieu naturel “eau” dans l’analyse de la performance durable. En nous appuyant sur la théorie des limites planétaires, sur la directive-cadre européenne sur l’eau et sur les dispositifs français de gouvernance, nous montrons que l’appréhension de l’impact d’une organisation sur l’eau passe par une compréhension systémique de l’état de santé des écosystèmes. Cette notion de bon état écologique, définie dans les textes réglementaires et mesurée via des indicateurs biochimiques et biologiques, est au cœur de l’intégration de l’eau dans les normes de comptabilité de durabilité. Ce chapitre prépare ainsi le concept fondamental que l’épisode suivant approfondira : la notion de bon état écologique comme pivot de la performance environnementale.
Acquis :
Ce chapitre poursuit la réflexion engagée autour du bon état écologique, introduit dans l’épisode précédent à partir du cas de l’eau, pour la généraliser à l’ensemble des écosystèmes. Nous montrons que pour évaluer réellement les impacts de nos économies sur la nature, il est nécessaire de raisonner en termes d’états de référence : on ne peut pas parler d’impact sans savoir “par rapport à quoi” on mesure une dégradation ou une amélioration. Nous articulons cette notion avec plusieurs cadres contemporains : la TNFD, la double matérialité, les débats sur la durabilité faible / forte et les travaux de l’IPBES sur les valeurs de la nature.
Acquis :
Ce chapitre poursuit l’exploration des états de référence de la nature pour approfondir la manière d’évaluer l’impact des entreprises sur les écosystèmes dans une perspective de soutenabilité forte écologique. Nous nous appuyons notamment sur un exemple très concret, la méthode suisse de saturation écologique fondée sur des “éco-points”, pour montrer qu’une comptabilité basée sur des états de référence écologiques existe déjà et fonctionne à l’échelle d’un pays.
Acquis :
Dans cet épisode, nous mettons en évidence que la notion de bon état écologique structure aussi les politiques relatives aux milieux marins. Nous montrons que la biodiversité ne peut pas être appréhendée comme une abstraction globale, mais doit être pensée à travers des écosystèmes concrets, dotés d’une histoire et d’une singularité. Nous introduisons des modèles de comptabilité écosystème-centrée, conçus pour analyser la performance des organisations à l’échelle d’un socio-écosystème, en articulant responsabilités, justice dans la répartition des efforts et résultats écologiques collectifs.
Acquis :
Dans cet épisode, nous examinons un milieu naturel fondamental, à la fois support de la vie terrestre, ressource stratégique pour les sociétés humaines et base de l’activité agricole. La question centrale est double : comment définir l’état écologique des sols en l’absence de cadre réglementaire stabilisé, et comment intégrer cet état dans une évaluation de la performance globale, notamment dans les exploitations agricoles fortement dépendantes des sols ? Nous introduirons la méthode IDEA, un système comptable conçu spécifiquement pour évaluer la performance globale des exploitations agricoles dans une perspective de soutenabilité forte.
Acquis :
Dans cet épisode, nous explorons la place centrale des êtres humains dans la performance durable, en dépassant les visions qui réduisent le travail à un simple facteur de production. Nous découvrons comment le travail engage un individu entier – corps, émotions, savoir-faire, relations – et pourquoi la performance sociale doit reconnaître cet investissement humain réel. Nous analysons également ce que signifient les notions de parties prenantes, parties constituantes, capital humain, reconnaissance et décence du/au travail. Nous amorçons une nouvelle manière d’évaluer la performance : ancrée dans la dignité humaine et cohérente avec la soutenabilité forte.
Acquis :
Dans cet épisode, nous approfondissons la notion de décence au et du travail, essentielle pour comprendre ce que signifie réellement intégrer les enjeux humains dans la performance durable. Nous explorons les différentes dimensions du travail décent – santé, sécurité, reconnaissance, égalité, pouvoir d’agir – ainsi que les formes d’indécence qui révèlent les fragilités des organisations. Nous découvrons également comment les ODD et la notion de salaire décent fournissent des repères utiles, tout en montrant leurs limites pour structurer une performance sociale rigoureuse.
Acquis :
Dans ce chapitre, nous élargissons notre regard pour comprendre comment la performance durable se joue bien au-delà des frontières de l’entreprise. Nous découvrons que chaque organisation fait partie de multiples chaînes de valeur, où se tissent des relations économiques, sociales et écologiques complexes entre fournisseurs, clients et acteurs territoriaux. Nous apprenons à analyser les impacts internes, amont et aval, et à mobiliser différentes méthodes – des scopes carbone à l’analyse de cycle de vie, en passant par la logique de rangs – pour évaluer ces enjeux de manière rigoureuse. Enfin, nous explorons comment la chaîne de valeur génère aussi des dettes sociales et environnementales invisibles, et comment repenser la création de valeur pour soutenir une performance vraiment durable.
Acquis :
Dans ce chapitre, nous découvrons comment la performance d’une organisation dépend profondément des parties prenantes qu’elle choisit – explicitement ou non – de placer au centre de sa gouvernance. Nous explorons les différences entre parties prenantes “classiques” et “nouvelles”, et nous voyons comment ces choix influencent les indicateurs produits, les décisions prises et les finalités poursuivies. Nous retraçons également l’histoire des acteurs privilégiés (créanciers, gestionnaires, actionnaires) et comprenons pourquoi cette hiérarchie est loin d’être neutre. Enfin, nous ouvrons la réflexion vers des modèles alternatifs, qui conçoivent l’entreprise comme une entité collective et permettent d’intégrer salariés, diversité et nature dans la définition de la performance.
Acquis :
Dans ce chapitre, nous approfondissons la notion de parties prenantes en explorant ses fondements historiques, ses différentes logiques d’usage et ses implications morales. Nous découvrons comment une organisation peut mobiliser ses parties prenantes de manière descriptive, instrumentale ou normative, et ce que ces approches révèlent sur ses finalités réelles. Nous examinons aussi les cadres philosophiques – utilitaristes ou déontologiques – qui influencent nos pratiques, consciemment ou non. Enfin, nous ouvrons la réflexion à une question essentielle : comment intégrer la nature comme partie prenante, malgré son silence, grâce à des dispositifs de représentation et à la comptabilité de durabilité ?
Acquis :
Dans ce chapitre, nous découvrons comment la performance durable prend forme au cœur même des pratiques et des activités de l’organisation. Nous explorons la manière dont nos choix internes – planification, pilotage, évaluations – façonnent notre capacité à agir dans le respect des limites écologiques et sociales. Nous apprenons également à dépasser la logique des “petits pas” pour définir de vrais caps de soutenabilité et les jalons qui permettent d’y parvenir. Enfin, nous voyons en quoi la performance durable repose moins sur un contrôle mécanique que sur un apprentissage collectif, fondé sur le test, l’étude et l’ajustement continu.
Acquis :
Dans ce chapitre, nous plongeons au cœur des activités de l’organisation pour comprendre comment chacune d’elles contribue (ou non) à la performance durable. Nous découvrons que toutes les activités n’ont pas le même rapport à la soutenabilité et qu’il est essentiel de les distinguer selon leur fonction première. Nous apprenons aussi à choisir les bonnes données et à éviter l’illusion d’objectivité qui entoure souvent les indicateurs ESG. Enfin, nous voyons comment la comptabilité peut devenir un véritable langage commun permettant de piloter la performance durable de manière cohérente et structurée.
Acquis :
Cet épisode introduit les fondements conceptuels et opérationnels du cadre CARE (Comprehensive Accounting in Respect of Ecology), conçu pour structurer une comptabilité alignée avec la soutenabilité forte écologique. L’enjeu est de proposer un système comptable totalement intégré, permettant de représenter les engagements humains et naturels au même titre que les engagements financiers, et d’offrir ainsi un langage cohérent pour piloter la performance durable.
Acquis :
Cet épisode poursuit l’exploration approfondie du cadre CARE entamée dans l’épisode précédent. Nous développons ici les dimensions opérationnelles, organisationnelles et méthodologiques de la comptabilité en soutenabilité forte écologique : typologie des activités, définition précise de l’impact, articulation entre exploitation, préservation et accès aux capitaux, et structuration des politiques internes. L’objectif est de montrer comment CARE devient un véritable système de pilotage, permettant d’ajuster les activités, d’analyser leur performance et d’assurer la préservation des états de référence des capitaux humains et naturels.
Acquis :
De la RSE aux normes européennes, la "performance durable" s’impose progressivement. Pourtant, sa définition reste floue : indicateurs isolés, ratios déconnectés du réel, visions centrées sur la maximisation de la valeur financière… Alexandre Rambaud montre que ces approches sont insuffisantes pour répondre aux enjeux contemporains. À travers 20 épisodes, il propose un changement de perspective : considérer la performance comme une analyse normative de l’action, fondée sur des objectifs explicites, la qualité écologique des écosystèmes et la dignité du travail humain, et structurée par un langage essentiel, la comptabilité.
Reconfigurer la performance suppose d’abord de reconnaître qu’une performance durable s’ancre dans les pratiques réelles des organisations : leurs activités,
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