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Repenser l’action des organisations à l’ère des limites environnementales et sociales
Reconfigurer la performance suppose d’abord de reconnaître qu’une performance durable s’ancre dans les pratiques réelles des organisations : leurs activités, leurs politiques internes, leurs chaînes de valeur, et les moyens qu’elles mobilisent pour atteindre des objectifs précis. À ce titre, la performance doit s’évaluer dans son rapport à la matérialité du monde : les états de référence écologiques, les impacts sociaux tangibles, les trajectoires d’émission compatibles avec les limites planétaires, ou encore les conditions de décence et de contribution du travail humain.
Cette transformation implique aussi de redéfinir les parties prenantes de l’action. La nature, les écosystèmes et les êtres humains ne peuvent plus être considérés comme de simples ressources ou des variables d’ajustement : ils deviennent des acteurs à part entière, dont les intérêts, la vulnérabilité et la qualité d’existence doivent être intégrés dans la conception même de la performance. Cela conduit à dépasser les visions instrumentales de la durabilité pour reconnaître les interdépendances entre organisations et vivant, et repenser la valeur à partir de ce qui permet réellement de maintenir ou restaurer des conditions de vie soutenables.
Enfin, ce cours montre que la comptabilité joue un rôle déterminant dans cette reconfiguration. La manière dont nous représentons les moyens, les résultats et les impacts façonne les décisions et influe sur ce qui est jugé acceptable ou performant. En introduisant le cadre C.A.R.E. – une comptabilité alignée avec la soutenabilité forte – Alexandre Rambaud propose un langage capable d’intégrer engagements humains, engagements naturels et engagements financiers dans un ensemble cohérent. Combiné à une dynamique d’apprentissage fondée sur l’expérimentation, ce cadre ouvre la voie à un pilotage de la transformation qui ne cherche plus un optimum abstrait, mais la capacité d’agir pour préserver et restaurer le vivant.
Un conseiller Sator vous répond : contenu, format, financement OPCO ou intervention du professeur en entreprise.
Dans ce premier chapitre, nous interrogeons une idée devenue presque évidente dans les milieux économiques et financiers : la performance durable serait, au fond, la capacité à créer de la valeur financière… sur le long terme. Or, cette vision dominante de la durabilité n’est ni neutre, ni forcément soutenable, que ce soit pour les écosystèmes ou pour les entreprises. À travers 2 cas emblématiques – les baleines et les palmiers à huile en Malaisie –, nous examinons ce que cette logique fait au monde lorsqu’on l’applique concrètement. Ce chapitre nous invite ainsi à ouvrir l’enquête : que voulons-nous vraiment dire lorsque nous parlons de performance durable ? Objectifs pédagogiques : Identifier les limites de la définition dominante de la performance durable fondée sur la maximisation de la valeur financière à long terme Analyser de manière critique les effets réels de l’analyse coûts-bénéfices et de la valeur actualisée sur les écosystèmes et les organisations Comprendre pourquoi une performance durable authentique nécessite d’intégrer d’autres types de valeurs et des limites écologiques fortes
Oui. Le cours part des fondamentaux avant d’aborder les études de cas avancées.
Oui, via OPCO, France Travail (AIF) ou plan de développement des compétences de votre entreprise.
Cela dépend de la formule choisie. Si vous achetez le cours à l’unité, vous y avez accès sans limitation de durée. Si le cours est accessible dans le cadre d’un abonnement, l’accès est valable pendant toute la durée de votre abonnement.
Oui, en conférence, atelier ou parcours sur-mesure : contactez notre équipe Sator Pro.